Les Flyings création

  • Mélissa Von Vépy / Cie Happés

    France

    Aérien, théâtre

  • 1h15
    Dès 10 ans
© Christophe Raynaud De Lage
© Christophe Raynaud De Lage
© Christophe Raynaud De Lage
© Christophe Raynaud De Lage
© Christophe Raynaud De Lage
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© Christophe Raynaud De Lage
© Christophe Raynaud De Lage
© Christophe Raynaud De Lage
© Christophe Raynaud De Lage
© Christophe Raynaud De Lage

Présentation

Au centre de la scène, un trapèze, bas, qui pendule à droite puis à gauche. De chaque côté, deux pontons, ou jetées, s’avancent vers ce vide qui les sépare.
Une petite troupe arrive, serrée, se penche tout au bord, se retourne, hésite face à ce qu’il leur semble être une impasse. Une autre personne égarée arrive sur la plate-forme d’en face. Et pendant ce temps, le trapèze continue d’osciller doucement, là, au milieu, hors d’atteinte.

C’est là que débute l’histoire des Flyings, ou le faisceau d’un phare sur une poignée d’humains, une petite troupe qui ne pourrait fonctionner qu’ensemble.
Ils sont tout au bord, face au vide. Seul ce trapèze dont le ballant s’épuise semble leur permettre la traversée. Frôlant le sol, ces Flyings de l’absurde se cramponnent, lâchent ou se renvoient la barre, s’élancent à corps perdu d’un ponton à l’autre.

Le mouvement pendulaire du trapèze scande comme un décompte. Tic-tac… Ce balancier* est une évocation de notre rapport au temps, à l’absurdité de notre existence limitée. Mais aussi au sublime et à l’éclat de certains instants hors de toutes projections, hors de toutes attentes. Finalement, on ne fait que passer, alors que la traversée soit dense !

* En allemand, le balancier se dit « Unruhe » qui signifie également « bouleversement, trouble ou inquiétude ». Locke utilise ce mot pour décrire le fourmillement continu de l’âme.

Mise en scène Mélissa Von Vépy
Avec Breno Caetano / Célia Casagrande-Pouchet / Sarah Devaux / Axel Minaret / Marcel Vidal-Castells
Dramaturgie
 : Gaël Santisteva
Chorégraphie
 : Sumako Koseki
Ecriture : Pascale Henry
Son : Jean-Damien Ratel, Olivier Pot
Lumière et régie générale : Sabine Charreire
Scénographie : Neil Price, Mélissa Von Vépy
Costumes : Catherine Sardi
Régie son : Olivier Pot / Julien Chérault
Production, diffusion : Marie Attard / Playtime
Administration, production : Jean-Baptiste Clément, Juan Diaz

Production Happés - théâtre vertical
Coproduction Le Sirque - Pôle National Cirque de Nexon, Théâtre d’Arles, scène conventionée art et création pour les nouvelles écritures, ARCHAOS - Pôle National Cirque de Marseille, Théâtre Forum Meyrin – Genève, Agora - Pôle National Cirque de Boulazac, Le Carré colonnes, Saint-Médard-En-Jalles, Théâtre Molière-Sète, scène nationale archipel de Thau, Théâtre Jean Lurçat, scène nationale d’Aubusson  
Accueil en résidence CENTQUATRE – PARIS, Lempdes - La 2deuche, espace culturel
Soutiens Le Ministère de la Culture et de la Communication : DGCA, DRAC Occitanie, Le Conseil Régional - Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, Fondation Hans Wildorf
Demande en cours Le Conseil Général du Gard, Fondation du Casino Meyrinois, Pro Helvetia...

Mélissa Von Vépy, artiste franco-suisse, débute le cirque à l’âge de 5 ans aux Ateliers des Arts du Cirque de Genève, puis intègre le CNAC dont elle sort diplômée en 1999 en tant que trapéziste.

En 2000, elle fonde la Cie Moglice-Von Verx avec Chloé Moglia et créent ensemble Un Certain endroit du ventre (2001), Temps Troubles (2003) et I look up, I look down… (2005). Avec ce dernier elles obtiennent le prix Arts du cirque de la SACD.

Dès 2007, Mélissa Von Vépy affirme une démarche artistique singulière où les éléments scénographiques qu’elle conçoit spécifiquement pour chaque spectacle font partie intégrante de la dramaturgie de ses pièces toujours fondées sur l’expression aérienne liée au théâtre et à la danse : les dimensions physiques et intérieures de la Gravité.

Sa rencontre avec le Butô, auprès de Sumako Koseki, influence son univers artistique également nourri d’étroites collaborations avec les compositeurs Jean-Damien Ratel et Stéphan Oliva.

Elle met en scène Croc (2007), Dans la gueule du ciel et Miroir, Miroir (2009).

A partir de 2010, ses créations voient le jour sous un nouveau nom de compagnie : « Happés », happés comme être « aspirés » dans un univers de métaphores poétique, philosophique et onirique évoquant des sentiments et des questionnements universels.

C’est ce sillon atypique qu’elle poursuit au travers des spectacles VieLLeicht (2013), J’ai horreur du printemps (2015), L’Aérien (2017), co-écrit avec Pascale Henry, et Noir M1 (2018).

Mélissa Von Vépy est artiste associée au Pôle Cirque de Nexon (2019-2022) et La Cie Happés est conventionnée par La Région Occitanie.

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